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Les agences pour la promotion de l’innovation

Innovation
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CTI: Les PME profitent des aides
La Suisse encourage à de nombreux niveaux le transfert technologique, en particulier dans des secteurs d’avenir comme la nanotechnologie. L’Agence publique pour la promotion de l’innovation CTI soutient en priorité la microtechnologie et la nanotechnologie, parallèlement aux sciences de la vie et de l’ingénieur ainsi qu’aux technologies de l’information et de la communication. Désormais, les trois quarts des aides vont aux PME : à la fin des années 90, la proportion était inversée, au profit des grandes entreprises. Le principe de la CTI, c’est que les projets de recherche soient financés à hauteur de 50% par ses partenaires du secteur privé – un « contrôle réalité » éprouvé pour des innovations orientées vers le marché.
Avec la CTI, la Confédération entend remédier à une faiblesse de sa politique scientifique : la transformation insuffisante des excellents résultats de la recherche en produits commercialisables. Le langage de programmation Pascal, conçu à l’ETH de Zürich en 1970, a été commercialisé par Apple et Commodore. De l’ordinateur personnel « Lilith », aux performances supérieures, il n’est finalement resté que la société Logitech (souris électroniques). Les brevets de la montre à quartz ont été vendus aux USA avant de partir au Japon. Les cristaux liquides et les écrans à cristaux liquides, mis au point par Hoffmann-La Roche et BBC, n’ont pas fait l’objet d’applications ultérieures.

Le Technopark : une interface décisive
Différentes institutions se situent désormais à l’interface entre théorie et pratique, comme le Technopark Zürich, qui a créé plus de 2 000 nouveaux emplois durables depuis sa fondation en 1993. Aujourd’hui, il regroupe 230 entreprises novatrices en pleine expansion. On y trouve des parcours incroyables, couronnés de succès : ainsi, la société Flisom, dont les cellules solaires souples et extrêmement légères convertissent la lumière en électricité et détiennent le record du monde en termes de rendement. Cette technologie solaire est destinée à produire de l’électricité à des coûts extrêmement faibles et à jouer un rôle clé sur le marché de masse. Citons aussi AutoForm: en dix ans, ce petit groupe est devenu le n°1 mondial de l’industrie de l’estampage, avec une présence dans 14 pays. Grâce à l’introduction d’une simulation rapide de process et à une modélisation spécialisée de l’outillage, il a complètement révolutionné les opérations de fabrication d’outils. Les nouvelles solutions informatiques ne réduisent pas seulement les temps et les coûts de production, mais optimisent aussi l’utilisation des matériaux et renforcent la qualité. Tous les constructeurs automobiles du monde sont ses clients.
Les limiers les plus fins en matière de développement technologique ne s’y trompent pas : au printemps 2006, Red Herring, n° 1 mondial des médias en termes d’information technologique et d’études de marché et organisateur de nombreux forums sectoriels appréciés, a établi son siège européen à Zürich. La législation souple de l’emploi relative aux travailleurs étrangers en Suisse, qui n’est pas membre de l’UE, constitue une incitation importante pour les entreprises mondiales ayant un personnel multinational. La faiblesse des coûts sociaux et des charges salariales annexes ainsi que les conditions fiscales favorables offertes dans la ville et le canton de Zürich sont également des motifs importants dans le choix de l’implantation. En outre, l’excellente infrastructure IT et le maillage serré entre le secteur high-tech et les universités de Zürich et de sa région ont positivement influencé la décision de Red Herring en faveur de Zürich.

Source: http://euro.zuerich.com/